N'en déplaise à James Allgood, et à Etiemble, les mots jouent pour fort peu de chose dans la langue : nous pourrions aussi bien les remplacer tous par d'autres que le français resterait le français (ce qu'il fait, d'ailleurs, à mesure que les mots se renouvellent : le vocabulaire de Montaigne - et a fortiori de Jean de Meung - n'était pas tout à fait le nôtre et avait son charme aussi; ah, cet "asteure", cette "presse", chez Montaigne ! :-) ).
On peut si l'on tient absolument à une métaphore comparer la langue à une maison ou à une ville : ce ne sont pas tellement les matériaux des murs ou les noms des rues qui comptent, mais bien l'architecture générale de l'ensemble. Pour une langue, ses constructions verbales (réduites au degré zéro, on le remarquera, tant par la langue de bois que par le langage administratif, qui constituent deux aspects de la même sclérose), ellipses, zeugmes, oxymores, subordonnées, conditionnelles, formes subjonctives, qui séparent un langue littéraire du langage SMS au moins autant que l'homme se sépare de la bête.
Ou, pour reprendre une métaphore qui m'est chère, le bras-robot à 6 degrès de libertés ou plus de celui qui en a 5 ou moins. Cette différence ne se traduit plus de façon quantitative, mais qualitative. Les physiciens nomment ce genre de transition un changement de phase.
Est-il possible d'utiliser l'espace de Hilbert pour estimer les dimensions d'un appartement ?
Non, uniquement les hotels. Et encore, ceux avec beaucoup beaucoup beaucoup de chambres.
[...]
Je suis donc à l'affut de toute technique qui me permettrait de réduire cette surface pour l'estimation de la valeur dudit appartement. Si je peux introduire des complexes dans les longueurs, en calculant la surface, ça donnera un peu de négatif, ce qui est exactement ce que je cherche.
Un avis ?
Une idée qui donne 0, c'est déjà ça :
"Les longueurs étant supérieures ou égales à la longueur de Planck, la nature physique de l'espace-temps est discrete. Et tout espace discret est de mesure nulle" :-))))
Richard Hachel : Des complexes dans les questions de longueur ? Vois plutôt alt.fr.sexologie
2 commentaires:
N'en déplaise à James Allgood, et à Etiemble, les mots jouent pour fort peu de chose dans la langue : nous pourrions aussi bien les remplacer tous par d'autres que le français resterait le français (ce qu'il fait, d'ailleurs, à mesure que les mots se renouvellent : le vocabulaire de Montaigne - et a fortiori de Jean de Meung - n'était pas tout à fait le nôtre et avait son charme aussi; ah, cet "asteure", cette "presse", chez Montaigne ! :-) ).
On peut si l'on tient absolument à une métaphore comparer la langue à une maison ou à une ville : ce ne sont pas tellement les matériaux des murs ou les noms des rues qui comptent, mais bien l'architecture générale de l'ensemble. Pour une langue, ses constructions verbales (réduites au degré zéro, on le remarquera, tant par la langue de bois que par le langage administratif, qui constituent deux aspects de la même sclérose), ellipses, zeugmes, oxymores, subordonnées, conditionnelles, formes subjonctives, qui séparent un langue littéraire du langage SMS au moins autant que l'homme se sépare de la bête.
Ou, pour reprendre une métaphore qui m'est chère, le bras-robot à 6 degrès de libertés ou plus de celui qui en a 5 ou moins. Cette différence ne se traduit plus de façon quantitative, mais qualitative. Les physiciens nomment ce genre de transition un changement de phase.
Echange avec Didier Lauwaert
Est-il possible d'utiliser l'espace de Hilbert pour estimer les dimensions d'un appartement ?
Non, uniquement les hotels. Et encore, ceux avec beaucoup
beaucoup beaucoup de chambres.
[...]
Je suis donc à l'affut de toute technique qui me permettrait de réduire cette surface pour l'estimation de la valeur dudit appartement. Si je peux introduire des complexes dans les longueurs, en calculant la surface, ça donnera un peu de négatif, ce qui est exactement ce que je cherche.
Un avis ?
Une idée qui donne 0, c'est déjà ça :
"Les longueurs étant supérieures ou égales à la longueur de Planck, la nature physique de l'espace-temps est discrete. Et tout espace discret est de mesure nulle"
:-))))
Richard Hachel : Des complexes dans les questions de longueur ? Vois plutôt alt.fr.sexologie
C'est gonflé !
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